La
première partie de ma thèse de doctorat (SSP, UNIL, 1998) a consisté
en une réflexion sur les fondements épistémologiques de la théorie
de la complexité. Cette démarche a conduit au développement d'une
méthode d'analyse des processus historiques complexes, concrétisée
par la rédaction d'un hypertexte à usage pédagogique de quelque
500 fichiers (lisibles sur Macintosh, disponible à la BCU).
L'idée
principale de ce travail était de proposer aux lecteurs un parcours
personnalisé dans la documentation, parallèlement ou non à la
lecture des événements que je proposais moi-même: un connaisseur
de l'histoire japonaise pouvait se contenter de survoler l'hypertexte
de manière à prendre connaissance de mes choix historiographiques
et des raisons de mes interprétations, alors que le néophyte y
trouvait les détails des phénomènes historiques abordés dans le
texte principal.
Le
logiciel utilisé pour cette rédaction d'un genre particulier (pour
l'époque .) était également le produit d'une thèse de doctorat.
Nommé WEBSs, il n'a pas dépassé le stade expérimental. Mais il
possédait déjà bien des attributs techniques actuellement proposés
dans les environnements d'enseignement en ligne. Il a été développé
par J. Monnard (sous la resp. du Prof. J. Pasquier), à l'Univ.
de Fribourg.
Un
des points forts de WEBSs était la possibilité d'élaborer un système
de navigation relativement sophistiqué, alliant l'usage de cartes
conceptuelles, des tableaux de commandes représentées par des
icônes, et des hyperliens bi-directionnels, c'est-à-dire permettant
des allées et retour entre les fenêtres. En outre, le fait que
des scripts personnalisés pouvaient être ajoutés au logiciel permettait
de créer des fonctionnalités "sur mesure", comme par
exemple le suivi des fichiers lus par chaque utilisateur.
